Audit applications

AUDIT APPLICATION

Audit d'accessibilité pour applications mobiles

J’audite l’accessibilité de vos applications mobiles selon le référentiel RAAM, pour identifier précisément les points à corriger.

L'accessibilité mobile, un enjeu distinct de celui du web

Une application mobile ne fonctionne pas comme un site web. Les gestes tactiles, la navigation par balayage, les notifications, les changements d’orientation d’écran: autant d’interactions spécifiques qui posent des questions d’accessibilité différentes de celles d’un navigateur.

Auditer une application mobile suppose donc de connaître ces mécanismes propres à iOS et Android, et pas seulement de transposer les réflexes acquis sur le web.

Le RAAM, référentiel dédié aux applications mobiles

Le Référentiel d’Accessibilité pour les Applications Mobiles (RAAM) est le pendant du RGAA, conçu spécifiquement pour les applications natives et hybrides. Il reprend la même architecture méthodologique, des critères de contrôle objectifs, organisés en thématiques, mais adaptée aux composants et interactions propres à l’univers mobile : gestes tactiles, composants natifs d’interface, comportements spécifiques à iOS et Android.

Pour les organismes soumis à l’obligation légale d’accessibilité numérique, cette obligation s’étend aux applications mobiles au même titre qu’aux sites web, avec le RAAM comme cadre de référence.

Ce qu’un audit vérifie concrètement sur une application

La compatibilité avec les lecteurs d’écran natifs

  • VoiceOver sur iOS, TalkBack sur Android, l’application doit annoncer correctement chaque élément (boutons, champs de formulaire, images), dans un ordre de lecture cohérent avec la logique visuelle de l’écran.
  • La navigation alternative au toucher, certains utilisateurs naviguent au clavier externe, à la commande vocale, ou via des dispositifs de contrôle adaptés. L’application doit rester utilisable sans dépendre exclusivement du geste tactile classique.
  • La taille et l’espacement des zones interactives, un bouton trop petit ou trop rapproché d’un autre élément devient difficile à activer pour une personne ayant des troubles moteurs ou une simple imprécision gestuelle.
  • Les contrastes et la lisibilité, couleurs, tailles de police, adaptation à la luminosité extérieure : ces critères sont d’autant plus sensibles sur mobile, où l’usage se fait souvent dans des conditions changeantes (extérieur, transports, luminosité variable).
  • La compatibilité avec les réglages d’accessibilité du système, zoom, agrandissement du texte, mode contraste élevé, réduction des animations. L’application doit respecter ces préférences définies par l’utilisateur au niveau de son téléphone, plutôt que de les ignorer.
  • La gestion des changements de contexte, rotation d’écran, notifications, changements d’état dynamique (chargement, erreur, validation) : ces transitions doivent rester compréhensibles et annoncées correctement aux technologies d’assistance.

Une méthodologie combinant plusieurs approches

Comme pour un audit web, l’évaluation d’une application mobile combine plusieurs méthodes complémentaires : inspection du code et des composants d’interface, tests réels avec les lecteurs d’écran natifs de chaque plateforme, vérification manuelle des parcours utilisateurs critiques (inscription, achat, prise de contact), et usage d’outils automatisés pour objectiver certains critères (contrastes, structure des composants). Aucune de ces méthodes prise isolément ne suffit à couvrir l’ensemble des critères du RAAM.

Un rapport pensé pour les équipes de développement mobile

Le rapport d’audit identifie, pour chaque non-conformité relevée, l’écran ou le composant concerné, l’impact réel pour l’utilisateur, une piste de correction technique adaptée à l’environnement nati, et un niveau de priorité pour hiérarchiser le plan d’action.

La déclaration d’accessibilité, une obligation qui découle de l’audit

Pour les organismes concernés, l’audit RAAM débouche sur une déclaration d’accessibilité, précisant le taux de conformité obtenu, les fonctionnalités non accessibles et les raisons de cette non-conformité, ainsi qu’un plan d’action pluriannuel. Cette déclaration doit être mise à jour à chaque évolution significative de l’application.

Pourquoi auditer l’accessibilité de son application mobile

  • Répondre à une obligation légale, pour les organismes concernés par le RAAM, l’application mobile étant traitée avec la même exigence qu’un site web.
  • Élargir l’audience réelle de l’application, en supprimant les obstacles qui empêchent une partie des utilisateurs de l’utiliser pleinement.
  • Améliorer l’expérience pour tous les utilisateurs, les correctifs d’accessibilité (zones cliquables plus grandes, contrastes renforcés, parcours simplifiés) profitant généralement à l’ensemble des usages, pas seulement aux situations de handicap.
  • Sécuriser une note satisfaisante sur les stores, les problèmes d’accessibilité étant une source fréquente d’avis négatifs, en particulier de la part d’utilisateurs de technologies d’assistance.

Un audit qui s’inscrit dans la durée

Une application mobile évolue en continu : nouvelles fonctionnalités, mises à jour de design, évolutions du système d’exploitation lui-même. Un audit ponctuel donne un état des lieux à un instant T, mais l’accessibilité doit rester un critère vérifié à chaque nouvelle version, pour éviter qu’une évolution ne fasse régresser un travail déjà accompli.

Et si tout commençait ici ? Parlez-moi de votre projet, de vos enjeux, de vos interrogations ...

Un site en création, une refonte, un audit ou simplement des questions sur ce qui serait le plus adapté : c’est le moment d’échanger.